En juin, Guillaume Pepy s’est rendu au Japon et a fait un détour par la Chine, de train en train, et d’innovation en inspiration…
Japon : tout techno
Le congrès annuel de l’UIC (Union Internationale des Chemins de fer), dont SNCF est membre, était l’occasion rêvée pour Guillaume Pepy de prendre le pouls du monde ferroviaire nippon, en prenant le train. Systèmes de vente, de contrôle ou d’information, il a voulu tout voir et retenu une grande avancée : l’intégration des nouvelles technologies dans les transports. Exemples : la carte sans contact (type passe Navigo) qui permet de tout acheter en gare ou à bord (café, journal…), les attaches bagages à code sur les plates-formes ou encore les sièges tournants. Des idées qui pourraient bien se retrouver un jour dans TGV.
La Chine à toute vitesse
En simple touriste, le président a testé le nouveau train à grande vitesse et mesuré les flux attendus à la dimension des gares. Celle de Canton Sud par exemple compte déjà 6 voies sur les 28 programmées ! C’est un marché que SNCF connaît bien. Sa filiale Arep a déjà réalisé 3 grandes gares, dont celle de Shanghai, et est bien placée sur des projets en cours. L’essor de la grande vitesse en Chine fait rêver. En 2008, le pays inaugurait sa 1ère LGV (Pékin-Canton). Un an plus tard, une 2e ligne reliait Wuhan à Canton, soit la distance Lille-Marseille. Le 1er juillet 2010, le train s’élançait à 350 km/h sur la ligne interurbaine Shanghai-Nanjing (301 km). Et de 4 000 km de lignes à grande vitesse dans ce pays qui détiendra le plus long réseau du monde avant la fin 2010, le plus grand parc de rames avant 2015 et vise 50 000 km de LGV en 2020 pour un investissement de 400 milliards d’euros.