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Le Grenelle a dit : hissez la part du fret ferroviaire et fluvial à 17,5 % en 2012 et 25 % en 2022. Il y a du chemin à faire ! De 42 % en 1984, elle est tombée à 14 % en 2007. L’État investit 7 milliards d’euros dans l’affaire et SNCF retrousse ses manches avec une obligation de réussite. C’est possible ! Les deux premières autoroutes ferroviaires en service le prouvent. La liaison Luxembourg-Perpignan couvre plus de 1 000 km en 14h30, avec une ponctualité à 30 minutes de plus de 93 %. En 2009, elle a soulagé la route de 17 000 remorques et en 2010 ce sera 31 000. L’autoroute ferroviaire alpine traverse les Alpes entre Aiton et Orbassano, elle a embarqué 22 000 remorques en 2009, une bouffée d’air pur pour les riverains et pour nos belles montagnes. Plus loin… Dès 2013, l’autoroute ferroviaire alpine sera allongée vers la région lyonnaise et SNCF veut la connecter à l’autoroute Luxembourg-Perpignan, un grand sillon vertueux des ports de la mer du Nord à l’Espagne. Deux nouvelles autoroutes sont à l’étude : Lille-Turin pour 2012 et Lille-Paris-Bayonne pour 2013. Au total, ces 4 axes pourront transporter 500 000 camions en 2020 au rythme de plus de 50 navettes par jour. Avis aux chargeurs : vous pourrez passer les frontières le dimanche, utiliser vos semi-remorques classiques (pas d’investissement), éviter les aléas de la circulation routière et les retards, et réduire de 80 % vos émissions de CO2. Alors, en avant les autoroutes ferroviaires ! |
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